Accouchement HypnoNaissance
Accouchement HypnoNaissance  
Le magazine ELLE parle dans son N° 3594 de Novembre 2014 d'HypnoNaissance

Les avantages d'HypnoNaissance vont bien au-delà de la naissance

Un court sondage en ligne a recueilli les informations sur 113 enfants, 72 d'entre eux sont nés à l'aide d'HypnoNaissance, et 41 n'étaient pas. L'enquête a été partagée par HBCEs en ligne en utilisant les médias sociaux. Les parents ont été invités à répondre par rapport à chacun de leurs enfants.

La recherche confirme exactement ce que nous savions sur les bébés HypnoNaissance :

ils sont plus susceptibles d'être calme (92 % contre 78 %),

satisfaits (78 % contre 63 %),

alertes (99 % contre 85 %) et

les bébés heureux (92 % contre 78 %).

des bons dormeurs (71 % contre 54 %)

bébés faciles (83 % contre 61 %).

Ces mêmes traits étaient aussi apparents chez les enfants plus âgés.

satisfaits (83 % contre 63 %),

heureux (97 % contre 83 %)   

calme (70 % contre 57 %),   

moins pointilleux (8 % contre 23 %).

La majorité des parents qui ont répondu à l'enquête  sentaient que HypnoNaissance avait influencé le tempérament de leur enfant. Des nombreux récits témoignent que les bébés qui sont entrés dans le monde calme et l'alerte, le sont restés.  

"Je suis 100 % certain que la perception aiguë, le développement rapide du langage, l’extrême amabilité et sociabilité et le comportement de Grace sont directement liées à la naissance calme et naturelle qu'elle a connu. On pourrait dire qu'elle était "chez nous" dés l'instant qu'elle est née."

"Dès l'instant où ma fille est née, elle a été douce et gentille et elle l’est encore à quatre ans. Elle était un bébé satisfait et facile et l’est toujours."

"Quand il est né, il a été mis sur ma poitrine et il me regarda droit dans les yeux. Il ne pleurait jamais, il était alors alerte et pourtant si calme. Je crois fermement que l'HypnoNaissance avait beaucoup à voir avec cela! »

Le rapport complet est disponible à: http://www.envisagehypnobirthing.co.nz/2014/09/18/Benefits-hypnobirthing/  

Les effets d'ocytocine quand bébé n'est pas encore prêt à naitre

Souviens-toi, petite Lou

Je ne m’attendais pas à cela.

Aujourd’hui, j’ai emmené ma Loupiote chez l’ostéopathe. C’était une première autant pour elle que pour moi. Dans ma tête, l’ostéopathe n’était jamais qu’un genre de kiné et j’y conduisais ma fille aujourd’hui pour voir si il était possible de lui faire passer ce vilain hoquet qu’elle a sans cesse. C’était tout.

Au lieu de cela, nous avons remonté le temps. L’osteo, une jeune femme, me demande d’abord comment s’est passé mon accouchement. Je lui explique que j’ai été déclenchée. Dans mes bras, Lou commence à s’agiter et je vois la jeune femme lui jeter quelques coups d’oeils. Avant d’entrer dans les détails, je précise que le déclenchement a été très compliqué mais que l’accouchement ensuite fut simple et rapide. Dans mes bras, Lou s’est mise à pleurer et à se raidir, elle est très tendue. L’osteo m’interrompt, regarde Lou et me dit: “C’est elle qui va nous raconter la suite, elle réagit très fort quand vous en parlez”.

A cet instant je me suis demandée si je n’étais pas tombée chez la seule ostéo ésotérique du coin. Comment un bébé de 6 semaines pouvait raconter le jour de sa naissance? J’ai allongé Lou sur le Bibeddu cabinet, je l’ai mise en body. L’ostéo m’a invitée à m’installer à côté de la table de travail sur une chaise puis a commencé à entrer en communication avec ma fille. D’abord par des gestes très amples autour d’elle, pour accrocher son regard. Puis de plus en plus près jusqu’à poser la main sur son ventre. Elle s’est présentée, lui a dit ce qu’elles allaient faire ensemble. Qu’elle allait l’aider à évacuer toutes les tensions de sa naissance. J’avais déjà le coeur au bord des lèvres. Car si Lou s’apprêtait à revenir en ce 13 mars, j’y retournais moi aussi. La douleur. Le faux travail qui n’en finissait pas, pendant des heures. La peur, les cris, les larmes, l’épuisement. Et cette douleur, encore et toujours, interminable.

Lou était très calme. L’osteo la manipulait un peu, tantôt décoinçant son pouce un peu trop rentré, tantôt libérant sa jambe gauche d’une tension latente. Puis elle l’a enroulée sur elle même, dans la position qu’elle avait juste avant la naissance, et c’est là que tout a commencé, avec des petits grognements d’inconfort. L’osteo, tout en palpant très légèrement le corps de mon bébé, se mit à poser contre elle divers petits flacons pendant quelques secondes. Les deux premiers n’eurent aucun effet. Au 3ème, Lou se mit à pleurer, d’une façon encore tout à fait inconnue à mes oreilles. J’entendais la peur dans ses cris, une peur intense. De la panique mêlée à de l’incompréhension, c’était très étrange. Elle s’agitait en tous sens, sa bouche cherchait le sein frénétiquement. L’osteo m’a regardée pour me rassurer, je n’ai rien dit, j’avais confiance…Elle a reposé le flacon, les pleurs se sont apaisés. Le 4ème fut sans effet lui aussi, mais le 5ème fit repartir les pleurs de plus belle. Le 6ème amplifia le phénomène jusqu’à mener ma fille à la colère. Des pleurs stridents, tout son corps raidit par l’effort.

L’osteo reposa les flacons sur la table et j’y jetais un oeil rapide. Sur le 3ème, on pouvait lire “Ocytocine”. Sur le 5ème, “Morphine”. Sur le 6ème, “Peridurale SN”. Pendant toute la durée de l’opération, la jeune femme avait parlé à Lou tout doucement. Alors qu’elle posait le flacon d’ocytocine et que ma fille se mettait à pleurer, elle lui avait dit “Oui, tu as été prise de court, tu n’avais pas envisagé les choses comme ça”. Sur ma chaise, j’avais du mal à contenir mes larmes…non, c’est vrai, on n’avait pas envisagé les choses comme ça. Tout avait si bien commencé…et puis la cholestase, l’angoisse de la perdre pour toujours, les traitements, le déclenchement. Non, personne n’avait envisagé les choses comme ça.

L’osteo continue ses manipulations et repasse Lou en position allongée. Elle se met à comprimer certaines parties de son corps. Elle m’expliquera en fin de séance qu’à cet instant, elle simulait les contractions agissant sur le corps de Lou à l’intérieur du ventre. Pour la seconde fois, des hurlements. Ma fille était entrée à l’instant dans une colère intense. Ses jambes, complètement raidies et dures comme du bois, poussaient dans le vide à intervalle régulier. L’osteo recentre progressivement l’une de ses mains vers le front de mon bébé, et continue de l’autre à comprimer les zones clés de son corps. Et Lou hurle encore. Elle est dans une colère terrible, enchaîne les spasmes, devient plus rouge que jamais et cet air d’incompréhension dans ses pleurs se fait sentir à nouveau. Quelques instants plus tard, l’osteo lui dit qu’elle a bien travaillé, que ça va aller mieux maintenant qu’elle a “pleuré ses souvenirs” et que toutes les tensions de l’accouchement ont été évacuées. Ma petite s’endort d’un coup, l’ostéo reprend les manipulations et Lou ne se réveillera plus jusqu’à la maison.

J’ai regardé la scène d’un air hagard, sans prononcer un mot. Pas une minute je n’ai eu peur pour elle, car j’ai vu tout de suite qu’elle déchargeait quelque chose resté sans doute enfermé là, en elle, depuis le premier jour. C’était tellement impressionnant. Une fois Lou endormie, l’osteo a traduit tout ce que je venais de voir: “Votre déclenchement n’a pas fonctionné immédiatement. Vous êtes restée de longues heures en faux travail, vous avez beaucoup crié et pleuré, la douleur a été extrêmement violente. Vous avez pris de la morphine. C’est l’injection de la péridurale qui a mis fin au calvaire et Lou est arrivée.” Je l’écoutais, un peu absourdie. Je n’étais pas entrée dans les détails, le déroulement de mon déclenchement n’était consigné nulle part dans les documents qu’elle avait eu en main en début de séance. Elle continua en m’expliquant que toutes les inflexions de voix entendues depuis une heure dans les pleurs de ma fille nous racontaient comment elle avait vécu l’accouchement. D’abord la peur et l’incompréhension, avec cette décharge d’hormones qui d’une minute à l’autre tentait de la mettre à la porte de son cocon alors qu’elle n’était pas prête à en sortir. Puis les poussées sur ses jambes pour sortir, le crâne qui appuie et qui tente d’ouvrir la voie puisqu’on l’obligeait à le faire, mais ce col qui ne s’ouvrait pas et ce petit bébé qui butait sans cesse contre la porte restant désespérément fermée. Incompréhension laissant place à la colère. Puis, enfin, la péridurale. Le début du vrai travail, la descente, la sortie. Et enfin, Maman. L’apaisement.

De cette journée entière de faux travail où ma fille a buté, encore et encore, sur le col fermé refusant de bouger découlent tous les petits soucis qu’elle manifestait: à force de cogner le haut du crâne sur le col de l’utérus, une contracture s’était formée entre les omoplates. C’est pourquoi je la trouvais douloureuse quand je la manipulais à cet endroit pour le bain ou le change. Les contractions du faux travail survenant toutes les minutes pendant près de 11 heures sans aucune possibilité de répit et plus violentes les unes que les autres, l’ayant comprimée trop souvent, trop fort, trop longtemps, son estomac avait très légèrement bougé, soulevant son diaphragme. C’est pourquoi elle avait toujours le hoquet dès qu’on la manipulait un peu trop vite après une tétée et qu’elle régurgitait souvent.

Avant de la rhabiller, l’osteo a fait couler dans de tous petits sachets plastique quelques gouttes de chacun des flacons et les a soigneusement refermés. Elle m’a expliqué que l’afflux soudain de produits toxiques in utéro au moment du déclenchement avaient encrassé le foie de mon bébé, seul organe à même de traiter leur élimination mais encore trop peu mature à ce stade pour effectuer ce drainage correctement. Elle a accroché les petits sachets à un bouton du body et m’a dit de les laisser ainsi, nuit et jours, pendant 9 jours complets: au contact de la molécule, le corps va reprendre le processus d’élimination entamé lors de l’accouchement et ainsi nettoyer le foie de tous les restes de produit. Accessoirement, son acné du nourrisson devrait disparaître, puisqu’il est systématiquement dû au foie et à la mauvaise élimination de certaines toxines au début de la vie. J’en aurai appris des choses aujourd’hui…

Voilà ce qu’a été notre première séance d’ostéo. Une machine à remonter le temps…et je comprends mieux maintenant tout ce qu’il s’est passé depuis la naissance. Ce besoin constant de ma fille d’être contre moi, cet apaisement immédiat induit par le portage, son sommeil bien meilleur lorsqu’on est en cododo. On l’a arrachée à son écrin et ces situations sont autant de moyens pour elle de le retrouver. Mon besoin, à moi, de combler ce 9ème mois si brutalement interrompu en enveloppant mon bébé de mes bras, en dormant avec elle, en la gardant près de moi. A l’heure où j’écris ce billet, elle dort. Elle pourrait tout aussi bien être dans son transat, ou dans son lit, pourquoi pas. Mais non. Je la garde là, tout contre moi, dans l’écharpe. A portée de câlin. Et à portée de mes larmes que j’ai bien du mal à contenir depuis ce matin. Ce jour là, elle a eu mal, elle a eu peur…ce qui est arrivé n’est pourtant pas de ma faute, mais je lui demande tout le temps pardon pour ces premiers instants difficiles.

Et je lui dis que tout va bien maintenant, qu’il ne faut pas qu’elle s’inquiète.

Je lui dis que Maman est là.

Lou, mon bébé si sage, 6 semaines à ce jour. 


MAMAN EPROUVETTE

2013/03/10
L'arbre et le nid: Pour réfléchir sur la naissance au Québec

À la fin d'un accouchement, une sage-femme doit examiner le placenta pour s'assurer qu'il est intact. On peut alors remarquer que cet organe, véritable nid pour le bébé, ressemble à s'y méprendre à un arbre où le cordon forme le tronc et les irrégularités du placenta le feuillage. C'est sur cette image d'une grande poésie que s'ouvre le film L'arbre et le nid de la réalisatrice Valérie Pouyanne auquel j'ai eu la chance d'assister en ce 8 mars, journée internationale de la femme, grâce à l'invitation du Regroupement Naissance-Renaissance.

On n'aurait d'ailleurs pas pu choisir une meilleure journée pour la première de ce film puisqu'il s'agit d'une réflexion sur la situation des accouchements au Québec. Comme on l'a dit sur plusieurs tribunes, le droit d'une femme de choisir la façon dont elle accouchera est en effet au coeur des revendications féministes.

Malheureusement, au Québec, plusieurs femmes n'ont pas cette chance. Si 25 % des femmes souhaitent accoucher en maison de naissance, seulement 2 % y parviennent. De plus, on peut supposer que la méconnaissance et les mythes entourant le métier de sage-femme empêchent bien des femmes de faire un choix réellement éclairé. En effet, comme le mentionne Christiane Léonard, sage-femme, pour faire un tel choix, il faut être informée.

Par exemple, nombre de gens croient encore que l'accouchement à domicile ou en maison de naissance est risqué alors que ce n'est pas le cas pour les grossesses à faibles risques comme le souligne Guy-Paul Gagné, gynécologue. Nous sommes donc dans une situation où la quasi-totalité des femmes accouchent à l'hôpital et y vivent les nombreuses interventions qui y sont associées.

D'après Jean Zegby, omnipraticien, spécialiste de soins palliatifs et président de l'association canadienne des médecins pour l'environnement, ce constat viendrait du fait que les médecins sont d'abord et avant tout formés pour agir lorsqu'un accouchement se complique. Ils voient donc l'accouchement comme un évènement qui peut mal tourner à tout moment. Dans un tel contexte, le médecin se sent obliger d'intervenir car il a davantage de risques d'être blâmé s'il ne fait rien et que quelque chose tourne mal que s'il intervient inutilement et que cela crée des complications.

Tous les intervenants du film s'entendent donc pour dire qu'il faut absolument revenir à une vision physiologique et normale de l'accouchement. Selon Michel Odent, gynécologue, chercheur et auteur, cela est impératif si on ne veut pas que, d'ici quelques générations, la césarienne soit la façon normale de mettre des bébés au monde. Enfin, comme celui-ci le mentionne, il s'agit d'une réflexion importante non seulement pour les intervenants en périnatalité mais pour tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de l'humanité.

L'arbre et le nid est donc un film exceptionnel et nécessaire. En plus de nous faire voir des images magnifiques de l'accouchement naturel, il offre de nombreuses pistes de réflexions sur la façon de vivre l'accouchement au Québec. Il s'agit d'un film qui devrait être vu par tous ceux qui s'intéressent au droit des femmes de vivre l'accouchement qu'elles désirent.

Pour voir L'arbre et le nid:
Le 11 mars, soirée bénéfice au cinéma Guzzo de Laval www.mieuxnaitre.org/nid

À partir du 15 mars: au cinéma Beaubien, au cinéma Guzzo de Laval et au cinéma Guzzo de Longueuil

À partir du 22 mars: au cinéma Cartier de Québec

Pour visiter le site officiel du film: http://www.arbre-et-nid.com/

Rédigé par Kathleen Couillard à 09:10 0 commentaires
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La Gazette de CentheA

Hiver 2012

 

HypnoNaissance® une autre façon de naître

HypnoNaissance® a été créée en 1990 aux USA par Marie Mongan. C’est une méthode relaxante et enrichissante pour donner naissance sans stress et sans médication, basée sur la croyance que tous les bébés devraient venir au monde dans une atmosphère de douceur, de calme et de joie. Lorsqu’une future mère est bien préparée spirituellement, mentalement et physiquement à donner naissance, elle peut vivre cette heureuse expérience de manière plus facile, plus confortable et souvent sans douleur. Grâce à un programme bien conçu de relaxation profonde, d’autohypnose et d’éducation, HypnoNaissance redonne à la femme le pouvoir d’enfanter en faisant appel à son instinct naturel.

Jusqu’à ces dernières années, l’idée d’une telle naissance était hors de portée pour la plupart des femmes enceintes. Même aujourd’hui, la majorité des femmes est persuadé que la naissance est un événement médical et que d’une certaine façon, leur corps est imparfait et pourrait ne pas fonctionner correctement.

Même les femmes considérées comme ‘sans risques’ sont amenées à croire que la naissance de leur bébé doit être manipulée chimiquement et chronologiquement. Elles abandonnent donc leur bébé et leur énergie d’accouchement à quelqu’un d’autre, souvent un inconnu, sans réaliser que ce type de naissance influence le développement de leur bébé et laisse une empreinte indélébile qui marquera toute la vie de l’enfant.

En HypnoNaissance nous savons que, pratiquement depuis le moment de la conception, les bébés sont conscients et savent ce qui se passe autour d’eux; et ils se souviennent de leur naissance. Depuis maintenant 22 ans, l’HypnoNaissance offre un visage entièrement nouveau sur cet événement magique qu’est la naissance. Cette méthode a pour but de donner aux femmes la possibilité de connaître la joie de donner naissance d’une façon vraiment sûre, confortable et satisfaisante pour elles-mêmes et leurs bébés en faisant confiance en leur propre corps et en leur bébé.

Grâce aux informations que les couples recevront durant les cours en HypnoNaissance ils peuvent réaliser l’importance de planifier, préparer et diriger le déroulement de la naissance de leur bébé afin que cette empreinte indélébile soit pour lui une empreinte joyeuse.

Crédit photo : freedigitalphotos.net

Selon scienceblog.com,
il s’agit de la conclusion de chercheurs de l’Université de Copenhague et de la
Research Unit for General Practice. Le statisticien Ole Olsen et la spécialiste
de l’obstétrique Jette Aaroe Clausen sont catégoriques. Tous les pays devraient
prendre en considération l’instauration d’un service de naissance à domicile.

L’étude mentionne que trop de pays croient à tort que l’endroit le plus sécuritaire pour l’accouchement est l’hôpital. Cependant, ce que révèle l’étude, c’est que les femmes qui ont une grossesse normale, et donc à faible risque de
complications lors de l’accouchement, devraient demeurer à la maison.

Dans les faits, une femme qui donne naissance à son domicile n’aura pas de soins jugés non nécessaires comme le moniteur cardiaque pour l’enfant et l’épidurale.
D’autre part, le stress étant moins présent, les complications sont grandement
diminuées, par exemple, relativement à la césarienne.

Bien entendu, la future maman sera accompagnée d’une sage-femme qui, pour sa part, sera en contact avec les services hospitaliers en cas de nécessité de transfert d’urgence. Pour l’instant cependant, ce service représente une grosse lacune dans la majorité des hôpitaux.

Olsen espère que les pays s’y mettront bientôt : «Dans plusieurs régions danoises, le service d’accouchement à la maison est très bien organisé depuis de nombreuses années.

Ce n’est malheureusement pas le cas dans le reste du monde ».





La péridurale, oui ou non?

Péridurale - dreamstime.com

Douleur et souffrance - Péridurale et soulagement physique
- Qu'en est-il vraiment et à quoi doit-on s'attendre ?

L'anesthésie péridurale reste la forme la plus populaire de soulagement de la douleur durant
le travail.
C’est un geste de confort dont le but est de supprimer ou d’atténuer les douleurs de l'accouchement en bloquant la conduction nerveuse par injection d'un anesthésique local dans l'espace péridural (situé dans le canal rachidien) au contact des racines nerveuses provenant de l'utérus. La péridurale est proposée de façon presque systématique aux femmes qui accouchent à l’hôpital et qui ne souhaitent pas ressentir physiquement la douleur des contractions et de l’accouchement. Les femmes en travail avec une péridurale sont éveillées et alertes, mais elles ne ressentent plus ou plus ou moins la douleur physique.

La douleur

Le personnel médical recommande fortement l’usage de la péridurale car ainsi la mère est plus calme et semble plus confortable. Cela se traduit par moins de présence physique à ces côtés pour le personnel hospitalier, qui est souvent en sous effectif.

Beaucoup de femmes enceintes font le choix à l’avance de la péridurale en accord avec leur médecin ou sage femme, avec la certitude que la naissance de leur enfant se fera sans douleur physique et paisiblement. Cependant, certaines femmes disent avoir été surprises par la situation physique et mentale qu’elles ont dû affronter malgré la pose d’une péridurale. De nombreux effets négatifs de la péridurale ont été mentionnés depuis son
utilisation en milieu obstétrique. L’un des effets secondaires serait qu’elle ralentit la progression naturelle du travail et qu’elle conduit souvent à d’autres interventions médicales. (Forceps, ventouse, césarienne etc.).

 

Mais les effets secondaires possibles ne sont-ils pas compensés par l'effet positif d'un travail sans douleur ?

Cortisol, adrénaline et endorphine

La douleur est en élément naturel et nécessaire au travail puisqu’elle envoie le signal au corps de la femme de produire de l’endorphine, hormone qui lutte contre la douleur physique et le stress. Après la pose de la péridurale, le corps continue cependant à produire du cortisol, puisqu’il est toujours en situation de stress (contractions utérines). Le cortisol est une hormone stéroïde qui est libérée dans l'organisme en réponse à un stress physique ou psychologique. Cependant, la mère ne produit plus naturellement d’endorphine puisque son corps n’envoie plus le signal. En réponse au stress, le corps sécrète de l’adrénaline qui naturellement ralentit le travail.

Douleur ou souffrance ?

Au cours d'une étude (1), des chercheurs ont démontré que la péridurale contrôle
le plus souvent la douleur mais que certaines femmes sont toujours en état de
souffrance.
Soulager ou supprimer la douleur ne rime pas forcement avec supprimer la souffrance. Les femmes ont besoin d’un soutien moral continu même si elles semblent
physiquement confortables. Elles se plaignent souvent d’être laissées seules. La présence du personnel médical, du partenaire et d’une doula reste primordiale. Les massages ainsi que les conversations distrayantes permettent au corps de se relaxer et de continuer à secréter « les hormones du bien-être ».

Beaucoup de futures mères décrivent leur détresse à cause des démangeaisons, des
engourdissements, des nausées et de tous les effets secondaires de la péridurale.
Les femmes sont également préoccupées par le bien-être de leur bébé. Un effet commun de l'anesthésie péridurale est la baisse du rythme cardiaque du bébé. Même si le personnel hospitalier répond rapidement à ces alertes, cela n’en reste pas moins très effrayant pour une future maman.

Détresse morale

Le seuil de la détresse morale liée au travail actif, même lorsque la douleur a été réduite ou éliminée, est pratiquement identique à celui des femmes sans analgésie. En faite, les femmes qui ont recours à une péridurale expriment le fait qu’elles ont besoin d’autant de soutien que les femmes qui accouchent naturellement.

L’importance du soutien moral reçu pendant l’accouchement, est plus important d'une façon
générale, que la prise en charge de la douleur physique. Ce soutien continu est indispensable et de nombreuses femmes concluent qu’elles sont plus heureuses avec leurs expériences sans médicament pour contrôler la douleur.
Ce n'est pas le médicament ou l'absence de médicament qui a fait la différence, mais la présence de quelqu'un pour donner un soutien moral continu.

Références: Etudes:(1) Wuitchik M, et al. (1990) Relationships between pain, cognitive activity, and epidural analgesia in labor. Pain 41:136-142